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Revêtements conformes : Comparaison des revêtements protecteurs pour circuits imprimés | SILITECH

Revêtements conformes : Comparaison des revêtements protecteurs pour circuits imprimés

Les composants électroniques sont exposés à de nombreuses agressions environnementales en fonctionnement : humidité, poussière, produits chimiques, variations de température et contraintes mécaniques. Les revêtements conformes – de fines couches protectrices qui épousent la géométrie du circuit imprimé – constituent la première ligne de défense contre ces agressions. Mais quel matériau est optimal pour quelle application ? Cet article compare les cinq classes de matériaux les plus courantes, explique les méthodes d’application et fournit une aide pratique à la décision pour les développeurs et les responsables de production.

Que sont les revêtements conformes ?

Les revêtements conformes sont de fines couches de polymère (généralement de 25 à 75 micromètres) appliquées sur les cartes de circuits imprimés pour protéger les composants électroniques des agressions extérieures. Le terme « conforme » signifie que le revêtement épouse la géométrie tridimensionnelle de l'assemblage : il suit les contours des composants, des joints de soudure et des pistes conductrices.

Différence avec les composés d'enrobage

Contrairement aux composés d'enrobage, qui encapsulent complètement les composants électroniques et atteignent des épaisseurs de plusieurs millimètres, les revêtements conformes ne forment qu'une fine couche protectrice. Ceci présente des avantages cruciaux :

  • Poids réduit : un facteur essentiel pour les applications aérospatiales et les appareils mobiles
  • Dissipation thermique améliorée : La fine couche n'affecte pratiquement pas la dissipation thermique.
  • Réparabilité : Les revêtements peuvent généralement être retirés pour remplacer les composants défectueux.
  • Inspection visuelle : Les composants restent visibles pour le contrôle qualité optique.
  • Rentabilité : Consommation de matériaux réduite dans les assemblages de grande surface

fonctions protectrices

Les revêtements conformes remplissent simultanément plusieurs fonctions protectrices :

  • Barrière contre l'humidité : prévention de la corrosion et de la migration électrochimique
  • Isolation : Augmentation de la résistance au courant de fuite entre conducteurs adjacents
  • Protection mécanique : Protection contre l'abrasion et les chocs mineurs
  • Résistance chimique : Protection contre les solvants, les huiles et les gaz agressifs
  • Protection contre la poussière : prévention des courts-circuits causés par des particules conductrices
  • Protection biologique : Défense contre les moisissures et les micro-organismes en milieu humide

Comparaison des 5 classes de matériaux

Acrylique (AR) – Le modèle polyvalent

Les revêtements acryliques sont des systèmes monocomposants qui durcissent par évaporation du solvant. Ils offrent un équilibre optimal entre protection, facilité de mise en œuvre et rentabilité. Les couches acryliques sont transparentes, ce qui permet d'inspecter les pièces même après application. Un avantage majeur réside dans leur réversibilité : elles peuvent être retirées à l'aide de solvants, simplifiant ainsi les réparations.

Applications typiques : électronique grand public, appareils électroménagers, électronique industrielle non critique, prototypes

Polyuréthane (UR) – Le matériau polyvalent

Les revêtements en polyuréthane allient une résistance mécanique élevée à une excellente résistance chimique. Ces systèmes, généralement bicomposants, durcissent par réaction chimique, formant une couche dure et durable. Ils offrent une meilleure protection que l'acrylique, mais sont plus difficiles à enlever ; les réparations nécessitent un ponçage ou l'utilisation de solvants puissants.

Applications typiques : électronique automobile (compartiment moteur), commandes industrielles, équipements miniers, éclairage extérieur

Silicone (SR) – Le professionnel de la température

Les revêtements silicones, comme la gamme Bluesil Conformal Coating, se caractérisent par une résistance thermique exceptionnelle. Ils conservent leur flexibilité et leurs propriétés fonctionnelles de -60 °C à +200 °C. Offrant une excellente protection contre l'humidité et une faible contrainte mécanique sur les composants, ils sont idéaux pour les pièces sensibles à la température. Leur flexibilité les rend insensibles aux vibrations et aux cycles thermiques.

Applications typiques : automobile (sous le capot), éclairage LED, capteurs haute température, aérospatiale, électronique militaire

Époxy (ER) – Le matériau résistant

Les revêtements époxy offrent la plus haute résistance mécanique et la meilleure résistance chimique de tous les revêtements conformes. Ces systèmes bicomposants forment une couche dure et vitreuse après polymérisation. Leur principal inconvénient : les revêtements époxy sont pratiquement impossibles à réparer sans endommager l’assemblage. Ils sont donc principalement utilisés pour des applications exigeant une grande fiabilité, où les réparations sont peu probables.

Applications typiques : électronique militaire et aérospatiale, technologies médicales (dispositifs implantables), exploration pétrolière et gazière

Parylene (XY) – Le spécialiste

Le parylene est un revêtement haute performance appliqué par dépôt chimique en phase vapeur (CVD). Le matériau gazeux de départ pénètre même dans les plus infimes crevasses et polymérise pour former une couche parfaitement uniforme et exempte de défauts. Le parylene offre d'excellentes propriétés de barrière contre l'humidité, est biocompatible selon la norme USP classe VI et est extrêmement fin (généralement de 5 à 30 µm). Son coût de production élevé limite son utilisation à des applications spécifiques.

Applications typiques : implants médicaux, électronique haute fréquence, capteurs MEMS, aérospatiale critique

Tableau comparatif des types de revêtements

Caractéristiques Acrylique (AR) Polyuréthane (UR) Silicone (SR) Époxy (ER) Parylene (XY)
Plage de température -40°C à +125°C -40 °C à +130 °C -60°C à +200°C -40°C à +150°C -200°C à +220°C
Protection contre l'humidité Bien Très bien Formidable Très bien Excellent
résistance chimique Limité Très bien Bien Formidable Très bien
résistance mécanique Moyen Haut Souple/doux Très haut Moyen
réparabilité Simple (résoluble) Difficile Moyen (découpable) Très difficile Difficile
Méthode de commande Pulvérisation, trempage, application au pinceau Pulvérisation, plongée Pulvérisation, plongée Pulvérisation, plongée Dépôt en phase vapeur (CVD)
Temps de durcissement (23°C) 30 à 60 min. (sec au toucher) 4 à 24 heures. 6 à 24 heures. 24 à 72 heures. 4 à 8 heures (processus)
Constante diélectrique (1 MHz) 3.2-3.8 3.5-4.2 2.7-3.5 3.5-4.5 2.6-3.1
Épaisseur de couche typique 25-75 µm 25-75 µm 50-100 µm 25-75 µm 5-30 µm
Coûts relatifs € (faible) €€ (moyen) €€-€€€ (moyen-élevé) €€ (moyen) €€€€ (très élevé)
Type IPC-HDBK-830 AR UR SR IL XY

Méthodes d'application des revêtements conformes

Le choix de la méthode d'application influe considérablement sur la qualité du travail, la vitesse de production et la rentabilité. Les méthodes suivantes sont désormais couramment utilisées :

revêtement par pulvérisation

Pistolet à peinture manuel : une méthode flexible pour les prototypes et les petites séries. L’opérateur applique le revêtement sur l’assemblage masqué à l’aide d’un pistolet à peinture. Avantages : faible coût d’investissement, grande flexibilité. Inconvénients : dépendance à l’habileté de l’opérateur, reproductibilité limitée, pertes importantes dues à la pulvérisation (30 à 50 %).

Pulvérisation automatisée : les systèmes de pulvérisation robotisés suivent des trajectoires programmées et garantissent des épaisseurs de couche reproductibles. Idéal pour les volumes de production moyens à élevés. Les systèmes modernes à atomisation ultrasonique réduisent les pertes de matière à 10-20 %.

revêtement par immersion

L'ensemble est entièrement immergé dans un bain de revêtement et retiré à vitesse contrôlée. L'épaisseur du revêtement est déterminée par la viscosité, la vitesse de retrait et l'angle. Avantages : revêtement uniforme de géométries complexes, débit élevé, pertes de matière minimales. Inconvénients : les connecteurs et les points de test nécessitent un masquage complexe, et de grands volumes de bain sont nécessaires.

Revêtement sélectif

Les systèmes de distribution informatisés appliquent le revêtement avec précision sur des zones définies. L'ensemble se déplace sous une buse de distribution qui libère le matériau de manière ciblée. Avantages : absence de masquage, consommation de matériau minimale, possibilité d'utiliser différents matériaux au cours d'un même processus. Inconvénients : plus lent que l'immersion ou la pulvérisation, coûts d'investissement plus élevés, principalement adapté aux moyennes séries.

Séparation en phase vapeur (CVD pour le parylène)

Procédé spécifique au parylene : le dimère solide est évaporé, pyrolysé en monomères, puis se condense sur le substrat à température ambiante pour former un polymère. L’ensemble du procédé se déroule sous vide. Avantages : revêtement parfaitement uniforme de toutes les surfaces, sans piqûres, pénétration dans les crevasses microscopiques. Inconvénients : coût d’investissement très élevé (à partir de 150 000 CHF), seule la sous-traitance est rentable, procédé par lots avec des temps de cycle de plusieurs heures.

Conseil pratique : Inspection à la lumière UV

De nombreux vernis de protection contiennent des additifs fluorescents qui deviennent visibles sous lumière UV (365 nm). Ceci permet un contrôle qualité rapide et non destructif : les irrégularités de revêtement, les zones manquantes ou les bulles sont immédiatement détectables. Pour la production en série, des systèmes d’inspection UV automatisés sont disponibles ; ils utilisent des caméras pour inspecter et documenter chaque zone revêtue.

Normes et standards

Les revêtements conformes destinés aux applications professionnelles doivent répondre à des normes définies. Voici les principales normes :

IPC-CC-830C

La norme centrale relative aux revêtements conformes, publiée par l'Institute for Printed Circuits, définit les cinq types de revêtements (AR, ER, SR, UR, XY) et spécifie les méthodes d'essai ainsi que les exigences minimales : résistance d'isolement, rigidité diélectrique, résistance à l'humidité, aux chocs thermiques, aux champignons et à la flamme. Les fabricants indiquent la conformité à cette norme dans leurs fiches techniques.

IPC-A-610

« Acceptabilité des assemblages électroniques » – la norme la plus utilisée pour l’évaluation de la qualité des assemblages électroniques. La section 10 traite des revêtements conformes et définit trois classes d’acceptation : classe 1 (électronique générale), classe 2 (électronique de service dédiée) et classe 3 (haute performance/fiabilité). La norme spécifie les défauts de revêtement (bulles, épaisseur irrégulière, zones manquantes) acceptables pour chaque classe.

MIL-I-46058C (obsolète, mais référencée)

Spécification militaire du département de la Défense des États-Unis. Officiellement remplacée par les normes MIL-STD-202 et MIL-PRF-55110, elle reste néanmoins fréquemment citée dans les appels d'offres. Elle définit des exigences particulièrement strictes en matière de cycles thermiques (de -65 °C à +125 °C), de résistance au brouillard salin et de résistance aux champignons.

UL94 – Résistance à la flamme

La norme UL94 (Underwriters Laboratories) définit l'inflammabilité des plastiques. Les revêtements conformes sont généralement classés UL94 V-0 (auto-extinguible, sans gouttelettes enflammées) ou UL94 V-1 (auto-extinguible en moins de 30 secondes). Cette classification est essentielle pour les applications exigeant une sécurité maximale.

EN 45545 (Applications ferroviaires)

Norme européenne relative au comportement au feu et à la fumée des matériaux utilisés dans les véhicules ferroviaires. Particulièrement pertinente pour l'électronique du matériel roulant. Teste le dégagement de fumée, la toxicité et la propagation des flammes dans des conditions réalistes.

Domaines d'application par secteur d'activité

Automobile

Les véhicules modernes contiennent plus de 100 calculateurs électroniques (ECU) qui doivent résister à des conditions extrêmes : variations de température de -40 °C (démarrages à froid en Scandinavie) à +125 °C (compartiment moteur en été), humidité, embruns salés, carburants, huiles et vibrations. Les revêtements en polyuréthane et en silicone sont les matériaux les plus utilisés dans ces applications. On les retrouve notamment dans les calculateurs de gestion moteur, les modules ABS/ESP, les systèmes de gestion de batterie (BMS) des véhicules électriques et l’électronique des phares à LED.

Aérospatiale et militaire

Exigences de fiabilité maximales en conditions environnementales extrêmes : fluctuations de pression, rayonnement cosmique, chocs thermiques, ergols agressifs. Les revêtements en silicone et en parylene sont privilégiés. Exemples : systèmes de commandes de vol, électronique satellitaire, systèmes radar et de communication, dispositifs de vision nocturne militaires, avionique de drones.

Automatisation industrielle

Dans les usines, les automates programmables, les convertisseurs de fréquence et les capteurs sont exposés à la poussière, aux lubrifiants de refroidissement, aux produits de nettoyage et aux vibrations mécaniques. Les revêtements acryliques et polyuréthanes offrent le meilleur rapport coût-efficacité dans ces environnements. Ils sont notamment utilisés pour les contrôleurs de robots, les interfaces homme-machine industrielles, les systèmes de mesure de processus et les contrôleurs de soudage.

Électronique grand public

Smartphones, objets connectés, appareils domotiques : l’indice de protection (IP) contre l’eau et la poussière est primordial, tout comme la légèreté et le faible coût. Les revêtements acryliques et en silicone mince sont la norme. Exemples : smartphones étanches (IP67/IP68), traqueurs d’activité, enceintes Bluetooth pour l’extérieur, serrures connectées.

Marine et offshore

L'eau salée est l'environnement le plus agressif pour l'électronique : la corrosion électrochimique menace les circuits imprimés non protégés après seulement quelques semaines. Les revêtements en silicone et en polyuréthane à haute résistance à l'humidité sont donc indispensables. Parmi les applications, on peut citer : la navigation maritime et les radars, les systèmes de contrôle des éoliennes offshore, la surveillance des moteurs de navires et l'électronique des ROV sous-marins.

technologie médicale

La biocompatibilité, conformément à la norme ISO 10993, et l'approbation de la FDA sont essentielles. Le parylene est le matériau de choix pour les dispositifs électroniques implantables (pacemakers, neurostimulateurs), tandis que les revêtements en silicone et en acrylique sont utilisés pour les dispositifs non implantables. Parmi les autres applications, on peut citer les moniteurs de surveillance des patients, les pompes à perfusion portables et les équipements de diagnostic.

Revêtement conforme vs enrobage : quand et comment ?

Le choix entre un revêtement conforme et un composé d'enrobage est primordial dans la conception de la protection des assemblages électroniques. Chaque technologie présente des avantages ; le choix optimal dépend des exigences spécifiques.

Critères de décision pour le revêtement conforme

  • Réparabilité requise : les ensembles doivent pouvoir être réparés sur site.
  • Secteurs où le poids est un facteur critique : aérospatiale, appareils mobiles
  • La dissipation thermique est importante : électronique de puissance, drivers de LED
  • Un contrôle visuel est nécessaire : l'assurance qualité doit pouvoir visualiser les composants.
  • Assemblages de grande envergure : le coût des matériaux joue un rôle
  • Une protection environnementale modérée est suffisante : humidité et poussière, mais pas d'immersion complète.

Critères de décision pour l'enrobage

  • Protection maximale requise : humidité élevée et constante, immersion, haute pression
  • Contraintes mécaniques : fortes vibrations, chocs
  • Aucune réparation n'est possible : en cas de panne, l'unité entière doit être remplacée.
  • Hautes tensions : Isolation et protection contre le cheminement supplémentaires requises.
  • Protection contre la falsification : Protection contre la falsification et la rétro-ingénierie
  • Modules compacts : l’enrobage assure la stabilisation mécanique et permet une conception compacte.

Combinaison des deux méthodes

En pratique, le revêtement conforme et l'enrobage sont souvent combinés : l'ensemble reçoit un revêtement comme protection de base, tandis que les zones particulièrement critiques (sections haute tension, connecteurs exposés, circuits intégrés sensibles) sont en outre enrobées. Cette stratégie hybride combine les avantages des deux technologies

  • Le revêtement protège la surface principale avec un poids et un coût minimaux
  • Le composé d'enrobage offre une protection maximale aux zones critiques
  • Des réparations restent possibles dans les zones non critiques
  • Utilisation optimale des matériaux : enrobage uniquement lorsque cela est absolument nécessaire

Exemple pratique : Boîtier électronique pour compartiment moteur : La carte de circuit imprimé est revêtue de silicone (résistance à la température, flexibilité). La zone haute tension contenant les pilotes de bobines d’allumage est en outre encapsulée dans une résine époxy. La zone des connecteurs reste accessible pour la maintenance.

Conseils de traitement pour des résultats optimaux

Préparation et masquage

Le nettoyage est essentiel : les résidus de flux, les empreintes digitales et la graisse empêchent l’adhérence. L’assemblage doit être nettoyé à l’isopropanol ou avec un défluxant spécifique, puis séché complètement. Un nettoyage manuel à l’aide d’une brosse et de chiffons non pelucheux est plus efficace qu’un nettoyage par pulvérisation.

Masquage : Les zones devant rester exemptes de revêtement sont protégées par des masques pelables, du ruban Kapton ou des laques de masquage liquides : connecteurs, points de test, surfaces de contact des dissipateurs thermiques, boutons-poussoirs, interrupteurs, compartiments de batterie, bossages de vis. Pour la production en série, des outils de masquage en silicone sont disponibles et se placent sur l’assemblage comme des pochoirs.

Application et durcissement

Vérifiez l'épaisseur du revêtement : Trop mince (moins de 25 µm) : protection insuffisante, risque de micro-perforations. Trop épaisse (plus de 100 µm) : risque de fissures de contrainte, temps de séchage plus long, coûts plus élevés, dissipation thermique altérée. Les appareils de mesure d'épaisseur de film humide permettent une vérification immédiate après application.

Durcissement accéléré : La plupart des revêtements durcissent à température ambiante, mais une température élevée accélère considérablement le processus. En général, on utilise 60 à 80 °C pendant 30 à 60 minutes au lieu de 24 heures à 23 °C. Important : Une montée en température progressive (chauffage/refroidissement lent) évite les contraintes thermiques. Les systèmes à durcissement par l’humidité (certains silicones et polyuréthanes) fonctionnent mieux avec une humidité relative de 50 à 60 %.

Inspection et contrôle de la qualité

Inspection visuelle : Vérifier sous lumière blanche et lumière UV la présence d'irrégularités, de bulles, de zones manquantes et de résidus de flux sous la couche (qui apparaissent sous forme de taches sombres sous UV).

Mesure de l'épaisseur des couches : méthode non destructive utilisant des appareils de mesure d'épaisseur à ultrasons ou des capteurs à courants de Foucault (uniquement sur substrats métalliques). Pour des contrôles ponctuels : examen des coupes transversales au microscope.

Test fonctionnel : des tests électriques réalisés après le revêtement permettent de s’assurer qu’aucune zone non revêtue n’a été accidentellement recouverte. Des tests haute tension vérifient les performances d’isolation.

Reprise et réparation

Acrylique : Dissoudre avec de l’acétone, de l’isopropanol ou des décapants spéciaux pour revêtements, enlever avec un pinceau ou un coton-tige.

Polyuréthane : Retirer mécaniquement à l’aide d’un scalpel ou d’une meuleuse, en utilisant des solvants agressifs (MEK, NMP). Attention : Risque d’endommagement des composants.

Silicone : Peut être coupé avec un couteau pointu ou décollé. Méthode thermique : Un chauffage local à 250 °C (air chaud) rend le silicone cassant et facile à décoller.

Époxy : pratiquement impossible à enlever. Un micro-fraisage ou un micro-sablage est nécessaire – risque élevé pour les composants.

Parylene : amovible par gravure plasma ou solvants agressifs. Un service d’entretien sous contrat est généralement nécessaire.

Erreurs courantes et comment les éviter

  • Formation de bulles : Causes : air emprisonné, application trop rapide, dégazage des résidus de flux. Prévention : nettoyage minutieux, trempage/retrait lent, dégazage sous vide avant application.
  • Effet peau d'orange (surface rugueuse) : Causes : viscosité excessive, pression de pulvérisation incorrecte, buse de taille inadaptée. Prévention : dilution selon la fiche technique, paramètres de pulvérisation optimisés.
  • Fissuration : Causes : couche trop épaisse, durcissement trop rapide, contraintes mécaniques. Prévention : plusieurs couches fines au lieu d’une seule épaisse, montées en température contrôlées.
  • Délamination (séparation) : Cause : mauvaise adhérence due à une contamination ou à un substrat inadapté. Prévention : nettoyage minutieux, application d’un primaire, essais d’adhérence avant la production en série.
  • Courants vagabonds malgré le revêtement : Cause : revêtement trop mince, piqûres, contamination de surface. Prévention : vérifier l’épaisseur du revêtement, inspection UV, optimiser le nettoyage.

Foire aux questions (FAQ)

Oui, mais l'effort requis dépend fortement du matériau de revêtement. Les revêtements acryliques s'enlèvent facilement avec des solvants ; la zone réparée est ensuite recouverte après soudure. Le silicone s'enlève généralement mécaniquement (découpe, pelage). Le polyuréthane nécessite des solvants plus agressifs ou une abrasion mécanique. Les revêtements époxy sont pratiquement impossibles à réparer sans endommager l'assemblage.

Conseil pratique : utilisez toujours de l’acrylique pour les prototypes et les petites séries de production, même si le polyuréthane ou le silicone seraient techniquement supérieurs ; la réparabilité permet de gagner un temps considérable lors du développement.

L'épaisseur recommandée pour le film sec est de 25 à 75 micromètres, conformément à la norme IPC-HDBK-830. Les couches trop minces (moins de 25 µm) offrent une protection insuffisante et peuvent présenter des micro-perforations. Les couches trop épaisses (plus de 100 µm) sont sujettes à la fissuration sous contrainte, entravent la dissipation thermique et engendrent des coûts de matériau plus élevés.

Le parylene fait exception : grâce à son uniformité parfaite et à l'absence de trous d'épingle, une épaisseur de 5 à 30 µm suffit pour une excellente protection.

Important : Les fabricants indiquent généralement l’épaisseur du film humide dans leurs fiches techniques. L’épaisseur du film sec ne représente que 30 à 70 % de cette valeur, selon la teneur en matières solides. Un revêtement contenant 50 % de matières solides nécessite donc une épaisseur de film humide de 100 à 150 µm pour une épaisseur de film sec de 50 à 75 µm.

Même type de revêtement : Oui, aucun problème. Deux couches fines sont souvent préférables à une seule épaisse : meilleure adhérence, moins de bulles, épaisseur globale plus uniforme. La première couche doit être complètement sèche entre chaque application.

Différents types de revêtements : possibles, mais avec des limitations. La compatibilité chimique est essentielle. Combinaisons éprouvées : acrylique en sous-couche + polyuréthane en couche de finition (meilleure résistance mécanique) ; silicone en sous-couche + parylene en couche de finition (barrière optimale).

Déconseillé : polyuréthane sur silicone (mauvaise adhérence), acrylique sur polyuréthane (les solvants peuvent dissoudre le polyuréthane). En cas de doute, effectuez des tests d’adhérence ou consultez les recommandations du fabricant.

Non. Malgré ses excellentes propriétés, le parylene présente également des inconvénients qui le rendent inadapté à certaines applications :

  • Réparation quasi impossible : impraticable pour les prototypes et les projets de développement
  • Traitement par lots : délais de production longs (plus de 8 heures par lot), inadapté à la production rapide
  • Épaisseur limitée : souvent trop fine pour une protection mécanique
  • Composants sensibles à la température : Le procédé CVD nécessite un vide et, dans certains cas, des températures élevées.
  • Résistance chimique : Moins résistant à certains solvants organiques que le polyuréthane ou l'époxy.
  • Pas de revêtement sur site : service sous contrat toujours requis

Conclusion : Le parylene est idéal pour les applications à haute fiabilité exigeant une protection extrême contre l’humidité et une bonne biocompatibilité (technologies médicales, implants, MEMS). Pour la plupart des applications industrielles et automobiles, le silicone ou le polyuréthane offrent un meilleur rapport qualité-prix.

Conclusion : Faire le bon choix

Les revêtements conformes sont essentiels à la protection des composants électroniques dans les environnements exigeants. Le choix du matériau approprié et de la méthode d'application optimale nécessite une analyse approfondie des conditions environnementales, des exigences de fiabilité, de la réparabilité et du rapport coût-efficacité.

Règle générale pour le choix des matériaux :

  • Acrylique : Pour l’électronique grand public, les prototypes et les applications non critiques nécessitant des réparations
  • Polyuréthane : pour l’électronique industrielle, l’automobile (intérieur) et les environnements soumis à des contraintes chimiques.
  • Silicone : Pour les applications à haute température, l'automobile (compartiment moteur), les fortes vibrations
  • Époxy : Pour une résistance chimique et mécanique maximale sans nécessiter de réparations
  • Parylene : pour les technologies médicales, les MEMS et l’aérospatiale critique, avec des exigences de fiabilité maximales.

L'association d'un revêtement conforme et d' un enrobage des zones critiques offre souvent la solution optimale pour répondre à des exigences de protection complexes.

Revêtements conformes : Comparaison des revêtements protecteurs pour circuits imprimés | SILITECH
SILITECH AG, Florian Liechti 22 février 2026
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